Ces adultes qui ne savent pas se mettre à la place des enfants

parfois m’émeuvent. D’autres fois, m’agacent. Tout dépend de la situation mais nous sommes tellement "dans l’enfance" actuellement que j’ai du mal à supporter les adultes qui ne prennent pas la peine de penser aux enfants comme tels.

Il y en a qui semblent oublier qu’un enfant est un être humain avec des besoins. Certains s’indignent, par exemple, qu’un enfant de 3 ans soit assis dans le bus alors qu’il pourrait laisser sa place.

- Un enfant, ce n’est pas fatigué, voyons !

Une des phrases les plus débiles que j’entends depuis des années. Ceci dit, ce n’est pas par souci de fatigue que je demande à mes enfants, quand ils sont petits, de s’asseoir, c’est qu’en cas de freinage brutal, ils volent.

D’autres qui, par -9°C, s’exclament "Vous pourriez me laisser passer avant votre poussette ! Il fait froid !" Justement, madame, du haut de vos 65 ans, vous pensez que vous êtes plus sensible au froid qu’un bébé qui ne garde ni une moufle ni un bonnet sur sa tête ?

Et puis, il y a d’autres cas dans lesquels on apprécie cette façon qu’ont certains adultes de considérer les enfants comme de mini-adultes. Particulièrement avec Septpommes. Quand le docteur vient l’ausculter, par exemple, et qu’il lui explique avec des mots d’adulte son petit problème. Il le fait avec un respect et un sérieux qui incite Septpommes à faire de même en retour avec tout le monde. Hier, après avoir vu le docteur, Septpommes s’est plongé dans son livre de sciences en disant "j’aime bien qu’on me traite comme ça".

Un monsieur de notre voisinage l’appelle souvent "Monsieur Septpommes" et discute volontiers de sujets divers avec lui sans jamais lui donner l’impression de le considérer "trop" comme un enfant. Avez-vous lu Le Petit Lord Fauntleroy ? Vous souvenez-vous de monsieur Hobbs, l’épicier avec lequel Cédric aimait converser ? Ce voisin me le rappelle chaque fois que je le croise.

J’ai beau détester les adultes qui ne prennent pas le temps de considérer les enfants comme des enfants, je re-apprends chaque fois avec notre monsieur Hobbs à nous qu’on ne s’abaisse pas pour parler avec un enfant. On s’élève.